Coronavirus : accueil du public et sécurité des salariés

10/03/2020

Sur ce sujet crucial pour les points de vente, le questions-réponses du Ministère du Travail a été mis à jour. Parmi les principales modifications de ce document, on notera plus particulièrement les points suivants :

Pour les salariés en contact avec le public, ce document fait dorénavant une distinction entre deux situations (Cf. réponses aux questions 11, 15 et 16) :

  • Lorsque les contacts sont brefs, les mesures « barrières » sont suffisantes, disponibles et actualisées sur le site du Gouvernement, notamment celles ayant trait au lavage très régulier des mains, permettent de préserver la santé de vos collaborateurs et celle de votre entourage.
  • Lorsque les contacts sont prolongés (au moins 15 minutes) et proches, il y a lieu pour les postes de travail en contact avec le public (particuliers ou professionnels) de compléter les mesures « barrières » par exemple par l’installation d’une zone de courtoisie d’un mètre, par le nettoyage des surfaces avec un produit approprié, ainsi que par le lavage fréquent des mains.

Pour le secteur du commerce, cette situation de contacts prolongés pourrait se retrouver par exemple à l’espace clients dédié à la contractualisation des crédits à la consommation, à l’espace conception des cuisines et salles de bains, mais il arrive aussi qu’à l’espace/comptoir accueil des points de vente ou dans les services après-vente, les contacts avec le public durent plus de 15 minutes.

Il appartient à chaque entreprise de faire le point sur sa situation et de prendre les mesures complémentaires. Il faut également penser à adapter le cas échéant son document unique d’évaluation des risques.

–  Les travailleurs non-salariés parents d’enfants de moins de 16 ans concernés par une mesure de fermeture de leur établissement scolaire situé dans une zone de circulation active du virus peuvent utiliser l’espace de déclaration des arrêts de travail des salariés (Cf. réponse à la question 6)

Le Conseil du Commerce de France a demandé la suppression de délai de carence (qui est de 3 jours pour les arrêts de plus de 7 jours) pour le versement des Indemnités Journalières des TNS (travailleurs non-salariés). Nous attendons la réponse des pouvoirs publics.