Social et Formation

Formation et emploi

LA FORMATION DU PERSONNEL DE VENTE, UN ENJEU DU SERVICE AUX CONSOMMATEURS

La vente de produits de bricolage et de l’aménagement de la maison requiert des compétences spécifiques en vente et dans les produits conseillés aux consommateurs.

Ces connaissances peuvent être acquises par le biais de formations initiales qualifiantes. Il peut s’agir de formations à la vente ou de formations techniques sur des produits.

Les entreprises de la branche ont également développé en interne des écoles de formation qui permettent d’adapter les formations aux collaborateurs, futurs ou anciens, en fonction de leurs profils et des évolutions professionnelles envisagées au sein de l’entreprise.

Le développement du secteur a amené les entreprises ces dernières années à embaucher chaque année plusieurs milliers de nouveaux collaborateurs. Aussi, la Commission formation de la FMB et les partenaires syndicaux dans le cadre de la Commission paritaire nationale de l’emploi et de la formation professionnelle (CPNEFP), partagent régulièrement leur analyse en besoin de futur recrutement et de nouvelles qualifications des collaborateurs.

4 mai 2026

Le certificat de qualification professionnelle (CQP) « Vendeur-vendeuse conseil en magasin de bricolage », une formation adaptée aux besoins des entreprises

 Qu’est-ce qu’un CQP ?

Un “certificat de qualification professionnelle“ (CQP) est un titre créé et délivré au sein d’une branche professionnelle, par une instance paritaire – la Commission Paritaire Nationale de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (CPNEFP), constituée de la FMB et des syndicats représentatifs dans la branche – dans le cadre d’accords qui en définissent le processus de création et de mise en œuvre.

Ce certificat atteste, par référence à un descriptif d’activités et de compétences, sur la base d’épreuves dont la nature et la forme sont prédéfinies, d’une qualification – acquise dans un emploi propre à la branche.

Le CQP est une réponse aux difficultés de recrutement, à la qualification et à la valorisation des métiers de la branche.

Le rôle de la branche du bricolage en matière de CQP ?

La CPNEFP du bricolage, a créé en 1998 le CQP vendeur 2ème échelon qu’elle a fait évoluer à différentes reprises pour s’adapter à l’évolution du métier et du contexte de vente.

Ainsi, en 2026, la CPNEFP du bricolage a entrepris de rénover le CQP devenu entre temps « Vendeur conseil en magasin de bricolage » pour répondre aux dernières grandes transformations – montée de l’omnicanalité, développement croissant des services, clients plus exigeants notamment – pour encore mieux :

    • répondre aux besoins du secteur,
    • professionnaliser les salariés,
    • soutenir les personnes souhaitant exercer ce métier.

Après une phase d’expérimentation, la CPNEFP envisage un dépôt du dossier au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), pour qu’il soit plus accessible, notamment via le CPF ou la VAE.

Le nouveau CQP s’appelle désormais « Vendeur-vendeuse conseil en magasin de bricolage ».

Comment a-t-il évolué ?

    • Avant : une approche centrée sur la connaissance produits.
    • Maintenant : priorité à la satisfaction client et à la résolution de problèmes.

Objectifs du nouveau CQP ?

    • Développer les compétences en conseil technique.
    • Accompagner le client dans la réalisation autonome de ses projets de bricolage.
    • Fournir un conseil personnalisé, pratique et adapté aux besoins spécifiques.

Les publics concernés ?

    • Les personnes souhaitant suivre une formation professionnelle.
    • Les salariés déjà en poste en entreprise.
    • Les demandeurs d’emploi.

Voies d’accès possible ?

  • Dans le cadre d’un contrat de professionnalisation.
  • Via le plan de développement des compétences des entreprises.
  • Par la période de reconversion.

Quelles sont les modalités du CQP ?

Il est découpé en 4 blocs de compétences :

    • bloc 1 – Accueillir, orienter et gérer la relation client
    • bloc 2 – Vendre un produit et/ou un service dans le domaine du bricolage
    • bloc 3 – Gérer la surface de vente et sa valorisation en tenant compte des spécificités des magasins de bricolage
    • bloc 4 – Conseiller techniquement le client dans la mise en œuvre de ses projets de bricolage

 La formation ?

    • Alternance entre la formation et le travail en entreprise.
    • Périodicité et durée des sessions de formation adaptées aux rythmes de l’activité des entreprises et à leurs contraintes.
    • 420h de formation dont 20% possible en distanciel.
    • Des sessions de formation de 15 candidats maximum.

Organismes de formation habilités ?

La CPNEFP recherche des organismes de formation à habiliter sur toute la France pour créer les parcours de formations adaptés aux nouveaux référentiels.

Pour candidater, plusieurs documents sont mis à disposition des organismes de formation intéressés :

Pour tout renseignement, contacter Karine Buffault, Secrétaire de la CPNEFP Bricolage et Responsable des affaires sociales à la FMB.

La formation diplômante de vendeur spécialisé en produits techniques pour l’habitat

La formation de « Vendeur spécialisé en produits techniques pour l’habitat » a été créée à l’initiative de la Commission formation de la FMB en partenariat avec le Ministère de l’Éducation nationale. Elle est le résultat d’un travail de très longs mois et a été expérimentée 3 années de suites dans l’académie de Lille.

Son objectif ?

    • permettre aux magasins d’embaucher des jeunes avec un premier vernis de compétence à l’issue de la formation ;
    • valoriser le métier et ainsi contribuer à réduire les difficultés de recrutement;
    • développer la formation par le biais de l’apprentissage.

Aujourd’hui, l’heure est à l’identification des sites qui accueilleront les premières sessions. N’hésitez pas à en parler aux écoles autour de vous et à vous connecter sur le site de la FMB pour retrouver la liste des villes où des projets d’ouverture sont à l’étude. Vous souhaitez accueillir un jeune en formation « Vendeur spécialisé en produits techniques pour l’habitat » dans votre magasin ? En voici les principales informations :

Le profil des jeunes

La formation est réservée aux titulaires d’un baccalauréat, prioritairement industriel.

Les écoles

Au même titre que n’importe quel autre diplôme, la formation peut être assurée par tout centre de formation : lycées professionnels, centre de formation privé, CFA, Greta, … Une vigilance s’impose : la formation permettant à la fois d’acquérir des connaissances dans la vente et les produits, plusieurs établissements seront amenés à intervenir afin de pouvoir mettre en œuvre le produit (par exemple un CFA du bâtiment, un lycée horticole et un lycée professionnel en vente). Une bonne coordination entre chacun de ces établissements est indispensable à la satisfaction de tous.

Le contenu et la durée

La formation se déroule sur 9 mois :

    • 19 semainesen centre de formation, réparties de la manière suivante :
          114 heures sur l’environnement professionnel
          114 heures : vente et communication
          38 heures : gestion
          133 heures : produits
    • 17 semainesen entreprise

Les engagements de l’entreprise

Durant la formation , un suivi du jeune en formation est indispensable pour optimiser les connaissances qu’il aura acquis en centre de formation. Il conviendra de désigner un tuteur au sein de votre équipe, ayant si possible suivi une formation spécifique, qui assurera la coordination de la formation avec le centre de formation. La formation, ayant été conçue pour atténuer vos difficultés de recrutement et vous permettre de disposer de personnel compétent dès leur embauche, la formation doit bien entendu être suivie de l’embauche du jeune, sauf désaccord ou incompétence.

Le coût

Le coût de la formation, selon la forme du contrat passé avec le jeune, est pris en charge par l’OPCA – Forco ou Agefos – (contrat de professionnalisation) ou la taxe d’apprentissage (contrat d’apprentissage).

La rémunération spécifique à ce contrat sera versée au jeune. Dans l’expérience menée dans le Nord, une rémunération supérieure et identique quel que soit le magasin avait été versée, pour faciliter le recrutement et motiver les jeunes : la formation est un investissement pour l’avenir de votre magasin.

L’ACCORD SUR LA FORMATION PROFESSIONNELLE DE LA BRANCHE

Les principales dispositions de l’accord

Cet accord relatif à la formation professionnelle de la branche a été signé le 8 septembre 2017 entre la FMB et la CFTC et la CFDT.

En voici les principales dispositions :

  • L’accord a une vocation pédagogiqueet explique l’ensemble des dispositifs et le rôle de chaque acteur (entreprise, salarié, OPCA, OF, etc…) de manière claire, de façon à ce que salariés et entreprises s’approprient davantage la formation professionnelle. Une fiche synthétique, sous forme de tableaux,  présente les principaux dispositifs et est téléchargeable sur le site ;
  • Les grandes orientations générales de la branche sont présentées ainsi que la listes des publics prioritaires;
  • En matière de plan de formation, il est précisé que les entreprises souhaitent privilégier les initiatives des salariés en matière de demandes de formation. Par ailleurs, l’accord prévoit un délai de prévenance du salarié de 4 semaines pour les formations en dehors du temps de travail et du site habituel de travail;
  • L’accord incite les entreprises à prendre en charge par avance les frais de déplacement prévisibles;
  • L’accord prévoit la coarticulation des dispositifscompte personnel de formation (CPF), périodes de professionnalisation et plan de formation, ainsi que l’abondement du CPF ;
  • Concernant l’abondement du CPF, l’accord prévoit que la commission paritaire en charge de ces questions (la SPP, Section Paritaire Professionnelle) décide des modalités de prise en charge ;
  • Le congé salarié étudiant,très peu connu des entreprises et des salariés, est expliqué dans l’accord et dans la fiche synthétique ;
  • Les entreprises sont encouragées à communiquer sur le passeport formation;
  • Unmaître d’apprentissage ne peut pas assurer le suivi de plus de deux apprentis en même temps, ce qui est une garantie supplémentaire par rapport aux dérogations existantes ;
  • Le nombre de jeunes suivis et encadrés par un tuteurest limité à deux, alors que la réglementation autorise un nombre de 3 ;
  • La mission du tuteur est prise en compte : les entreprises doivent veiller à tenir compte de la qualité de tuteur dans les éventuels objectifs fixés aux salariés, notamment lors des entretiens d’évaluation, et du temps nécessité par l’exercice de la mission tutorale ; par ailleurs, les entreprises veilleront à ce que le tuteur ait un niveau de classification supérieur au salarié en contrat de professionnalisation et à tout le moins équivalent ;
  • L’accord prévoit que l’encadrement soit formé à la conduite des entretiens professionnels et rappelle les conditions de réalisation de ces entretiens professionnels : une trame d’entretien professionnel est proposée sous forme de fiche téléchargeable sur le site ;
  • L’accord prévoit le suivi de données chiffrées sur le contrat de de professionnalisation et sur le contrat d’apprentissage ;
  • Les entreprises rappellent aux salariés l’existence du Conseil en Évolution Professionnelle (CEP) pour les conseiller et les orienter dans leur choix.

Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) – Guide de bonnes pratiques

Outil au service de la gestion individuelle des carrières, elle permet aux salariés d’obtenir une « certification » sans nécessairement suivre une formation.

Toute personne peut valoriser ses expériences professionnelles et extra-professionnelles en les faisant reconnaître officiellement par tous types de certifications : diplôme, titre à finalité professionnelle ou certificat de qualification professionnelle (CQP).

Pour les entreprises, la VAE est un outil de motivation, de fidélisation et de développement des compétences et un moyen de gagner en compétitivité.

Certaines entreprises de la branche ont participé au sein du Conseil national du commerce à la création d’un Guide de bonnes pratiques sur la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE).

Ce guide accompagne pas à pas les entreprises en présentant les étapes clés pour déployer une VAE individuelle ou collective, les acteurs à mobiliser et les ressources utiles.

Se lancer dans une démarche de VAE collective est une opportunité pour les entreprises pour valoriser les compétences en interne de plusieurs salariés et les fidéliser.

En lien avec la gestion des emplois et des parcours professionnels (GEPP), la VAE aide les entreprises à anticiper les évolutions sectorielles et à adapter les compétences. C’est un outil stratégique de gestion des ressources humaines au service de la compétitivité des entreprises qui permet de réduire les coûts de formation et les coûts de recrutement.